Faire le choix d’un pressostat n’est pas toujours tâche facile. Pour vous guider dans votre décision, nous vous proposons de considérer cinq points essentiels.

Petit rappel : qu’est-ce qu’un pressostat ?

Un pressostat (également appelé manostat, vacuostat dans le cas d’un circuit pneumatique, ou encore manocontact) a pour fonction de contrôler ou de réguler une pression ou une dépression dans un circuit. En d’autres termes, le pressostat est un dispositif détectant le dépassement d’une valeur prédéterminée de la pression d’un fluide.

Pour détecter la pression, un pressostat est composé d’une capsule, d’un soufflet, d’un tube de Bourdon, d’une membrane ou d’un élément de piston qui se déforme ou se déplace en fonction de la pression appliquée. Le mouvement qui en résulte est appliqué, directement ou par l’intermédiaire de leviers d’amplification, à un ensemble de contacts de commutation.

Un pressostat aura une hystérésis (connue sous le nom de « zone morte »), c’est-à-dire une plage différentielle autour de sa consigne, à l’intérieur de laquelle de petits changements de pression n’influencent pas l’état des contacts. Certains modèles permettent de régler ce différentiel.

Les parties internes du commutateur étant exposées au fluide de procédé, elles doivent être choisies pour équilibrer leur résistance et leur durée de vie avec leur compatibilité avec les liquides de procédé.

Il y a donc un certain nombre de points à considérer lors de la sélection et de l’achat d’un pressostat.

Achat de pressostat : 5 points à considérer

1. Pressostat mécanique ou électromécanique ?

Les pressostats électroniques alliant performance élevée et bon rapport qualité/prix ont été développés pour les applications nécessitant une précision de commutation et une hystérésis très précise. Ils peuvent offrir une répétabilité et une précision améliorées par rapport à un commutateur mécanique. Ils offrent des points de commutation constants pendant l’intégralité de leur durée de vie, des réglages d’hystérésis plus importants, et ils intègrent une variété de transducteurs de pression (sondes de pression telles que la jauge de contrainte, éléments capacitifs, ou autres) ainsi qu’un circuit interne pour comparer la pression mesurée à un point de consigne.

2. Pressostat à membrane ou à piston ?

Selon la plage de pression souhaitée, les membranes peuvent varier de 0,1 bar à 100 bar (selon le type de membrane utilisé, on peut atteindre des surpressions de 35 bar, 100 bar, 300 bar ou 600 bar). Les pressostats à piston peuvent être utilisés pour surveiller des plages de pression allant de 10 à 400 bar, une résistance à la surpression de jusqu’à 600 bar pouvant être atteinte.

3. L’indice de protection (IP)

C’est-à-dire la tenue du dispositif contre la pénétration de corps solides étrangers (six niveaux en fonction des dimensions desdits solides) et contre la pénétration de l’eau (huit niveaux en fonction du type de projection/immersion) avec effets nuisibles.

4. Les dimensions du pressostat

Car des dispositifs de dimensions différentes présenteront des propriétés hydrauliques, pneumatiques et électriques spécifiques. Elles seront spécifiées dans les caractéristiques de l’appareil.

5. La valeur nominale des contacts du pressostat

Elle peut varier de quelques dixièmes d’ampère à environ 15 ampères, les commutateurs les plus sensibles ayant des valeurs inférieures.

Si vous avez besoin de procéder à l’achat d’un pressostat, vous pouvez le faire sur internet assez facilement.