
# Pourquoi la logistique est-elle essentielle dans le commerce ?
Dans un environnement commercial de plus en plus exigeant, la logistique s’impose comme un pilier stratégique pour toute entreprise souhaitant maintenir sa compétitivité. Loin d’être une simple fonction de support, elle représente aujourd’hui un avantage concurrentiel décisif qui influence directement la satisfaction client, la rentabilité et la pérennité des organisations. Avec l’essor du e-commerce et l’évolution des attentes des consommateurs vers des livraisons toujours plus rapides, la maîtrise des flux physiques et informationnels devient un enjeu majeur. Les entreprises qui excellent dans leur gestion logistique réussissent non seulement à réduire leurs coûts opérationnels, mais également à fidéliser leur clientèle en offrant une expérience d’achat fluide et sans friction. Cette transformation profonde du paysage commercial nécessite une compréhension approfondie des différentes dimensions de la logistique moderne.
La supply chain comme pilier de la compétitivité commerciale
La chaîne d’approvisionnement constitue l’épine dorsale de toute activité commerciale performante. Elle englobe l’ensemble des processus permettant d’acheminer un produit depuis sa conception jusqu’au consommateur final. Dans un contexte où 73% des entreprises considèrent la logistique comme un facteur de différenciation majeur, l’optimisation de la supply chain n’est plus optionnelle. Les organisations qui investissent dans cette fonction enregistrent en moyenne une réduction de 15% de leurs coûts opérationnels tout en améliorant leur taux de service client de 20%. Cette performance s’explique par une meilleure coordination entre les différents maillons de la chaîne, depuis l’approvisionnement en matières premières jusqu’à la livraison finale.
L’optimisation des flux physiques et informationnels
L’efficacité logistique repose sur une synchronisation parfaite entre les flux physiques de marchandises et les flux informationnels qui les accompagnent. Cette harmonisation permet d’éviter les ruptures de stock, de minimiser les surstocks coûteux et d’assurer une visibilité complète sur l’ensemble de la chaîne. Les entreprises qui excellent dans cette discipline utilisent des systèmes intégrés capables de traiter des milliers de transactions par heure, garantissant ainsi une réactivité optimale face aux fluctuations de la demande. La transmission en temps réel des informations entre les différents acteurs de la chaîne permet également de détecter rapidement les anomalies et d’y remédier avant qu’elles n’impactent le client final.
Le time-to-market et l’avantage concurrentiel
La vitesse de mise sur le marché représente un critère déterminant dans la compétitivité commerciale. Les entreprises capables de réduire leur time-to-market de 30% constatent généralement une augmentation de leur part de marché de 10 à 15%. Cette agilité nécessite une orchestration précise de toutes les étapes logistiques, depuis la planification de la production jusqu’à la distribution finale. Dans le secteur textile, par exemple, certaines enseignes ont réussi à réduire leur cycle de production de plusieurs mois à quelques semaines seulement, leur permettant de réagir rapidement aux tendances et de minimiser les invendus. Cette capacité d’adaptation rapide devient un atout stratégique majeur dans des marchés volatils où les préférences des consommateurs évoluent constamment.
La gestion des stocks selon la méthode ABC et le just-in-time
La classification ABC permet de segmenter les références
La classification ABC permet de segmenter les références en trois catégories en fonction de leur importance stratégique : les articles A, qui représentent une faible part des références mais une part très élevée de la valeur du stock ; les articles B, à rotation et valeur intermédiaires ; et les articles C, nombreux mais à faible valeur unitaire. Cette approche aide à concentrer les efforts de gestion sur les produits à fort impact économique, en ajustant les niveaux de stock, la fréquence de réapprovisionnement et les contrôles. Combinée à une logique de just-in-time, elle permet de réduire le capital immobilisé tout en maintenant un haut niveau de disponibilité pour les références critiques. Concrètement, vous pouvez, par exemple, appliquer un réapprovisionnement très fréquent sur les produits A, plus espacé sur les B et en lots sur les C, afin d’optimiser à la fois les coûts de stockage et les coûts de passation de commande. Cette gestion fine des stocks devient un véritable levier pour améliorer la marge et la réactivité commerciale.
L’impact du lead time sur la satisfaction client
Le lead time, c’est-à-dire le délai total entre la commande et la livraison, constitue un indicateur clé de la performance logistique et de la satisfaction client. Dans un contexte où les consommateurs sont habitués aux livraisons en 24 ou 48 heures, chaque jour gagné sur ce délai renforce la perception de qualité de service. À l’inverse, un lead time trop long ou mal maîtrisé entraîne des annulations de commande, une baisse du taux de réachat et une détérioration de l’image de marque. La réduction de ce délai passe par l’optimisation de chaque maillon : traitement des commandes, préparation, transport et gestion des retours.
Pour y parvenir, de nombreuses entreprises mettent en place des stocks avancés au plus près des zones de consommation, des processus de préparation de commandes automatisés et des partenariats avec des transporteurs capables de garantir des délais fermes. Vous pouvez également utiliser des indicateurs comme le temps moyen de préparation ou le délai moyen de transport pour identifier les goulots d’étranglement. L’objectif n’est pas seulement de livrer plus vite, mais aussi de livrer à la date promise, ce qui renforce la confiance et la fidélité des clients. Au final, un lead time maîtrisé devient un argument commercial aussi important que le prix ou la qualité du produit.
Les systèmes WMS et TMS au cœur de l’efficacité opérationnelle
Pour soutenir cette exigence croissante de performance, les entreprises s’appuient de plus en plus sur des systèmes d’information spécialisés. Les WMS (Warehouse Management System) pilotent les opérations d’entrepôt, tandis que les TMS (Transport Management System) orchestrent les flux de transport. Ensemble, ils forment le socle numérique de la logistique moderne et permettent de passer d’une gestion réactive à une logistique pilotée par les données. Les organisations qui déploient ces solutions constatent souvent une amélioration significative de la productivité, une réduction des erreurs de préparation et une meilleure maîtrise des coûts de transport.
L’automatisation des entrepôts avec SAP extended warehouse management
Parmi les solutions de référence, SAP Extended Warehouse Management (EWM) occupe une place centrale pour les entreprises qui souhaitent automatiser leurs entrepôts. Ce WMS avancé permet de gérer des opérations complexes : stockage en haute densité, préparation multi-commandes, gestion des emplacements dynamiques ou encore intégration de systèmes automatisés comme les transtockeurs et convoyeurs. En orchestrant l’ensemble de ces ressources, SAP EWM contribue à réduire les temps de préparation de 20 à 40% selon les retours d’expérience du marché.
Concrètement, le système attribue en temps réel les tâches aux opérateurs ou aux robots, en fonction de critères comme la priorité des commandes, la localisation des produits ou la charge de travail. Vous bénéficiez ainsi d’un entrepôt plus fluide, où chaque déplacement est optimisé et où les erreurs de picking sont fortement réduites. L’intégration native avec l’ERP SAP facilite en outre la synchronisation avec les processus de vente, d’achat et de production, offrant une visibilité complète sur la chaîne logistique. Pour un distributeur ou un e-commerçant, cette automatisation se traduit par une meilleure qualité de service et une capacité à absorber les pics d’activité, comme les soldes ou les périodes de fêtes.
Le tracking en temps réel via les solutions oracle transportation management
Sur le volet transport, les solutions Oracle Transportation Management (OTM) se distinguent par leurs capacités avancées de planification et de suivi des expéditions. Ce TMS permet de consolider les commandes, d’optimiser les tournées, de comparer les scénarios de transport et de choisir le meilleur compromis entre coût, délai et qualité de service. En centralisant l’ensemble des informations de transport, OTM offre une visibilité de bout en bout sur les flux, depuis le départ de l’entrepôt jusqu’à la livraison finale au client.
Le tracking en temps réel constitue un atout majeur : vous pouvez suivre chaque colis, anticiper les retards potentiels et informer proactivement vos clients en cas d’imprévu. Dans un environnement où la transparence est devenue une attente forte, cette capacité à « voir » la marchandise à chaque étape de son parcours rassure les clients et réduit les appels au service après-vente. De plus, les données collectées par Oracle Transportation Management alimentent des tableaux de bord permettant d’analyser la performance des transporteurs, les taux de ponctualité ou encore les coûts par kilomètre, et ainsi d’ajuster vos contrats et vos schémas de distribution.
L’intégration des plateformes manhattan associates et blue yonder
Au-delà des solutions SAP ou Oracle, d’autres éditeurs spécialisés comme Manhattan Associates et Blue Yonder (anciennement JDA) proposent des plateformes complètes couvrant la gestion d’entrepôt, le transport et la planification de la demande. L’un des enjeux majeurs pour les entreprises commerciales consiste à intégrer ces briques dans un écosystème cohérent, afin d’éviter les silos d’information. Une intégration réussie permet de faire circuler les données sans rupture : les prévisions de vente alimentent la planification des stocks, qui elle-même déclenche des ordres de transport, tandis que les retours d’information terrain actualisent en permanence les plans.
Pourquoi cette intégration est-elle si stratégique ? Parce qu’elle transforme la supply chain en un système nerveux unique, capable de réagir rapidement aux variations de la demande ou aux aléas logistiques. Par exemple, une hausse soudaine des commandes sur un canal e-commerce peut automatiquement ajuster les priorités de préparation et les allocations de stock entre les entrepôts et les magasins. Grâce aux capacités d’intelligence artificielle et de machine learning intégrées à ces plateformes, vous pouvez aussi anticiper les pics de demande et simuler des scénarios, comme la fermeture temporaire d’un entrepôt ou la rupture d’un fournisseur.
La traçabilité RFID et code-barres dans la chaîne logistique
Au niveau opérationnel, la traçabilité repose sur des technologies éprouvées comme les code-barres et les étiquettes RFID. Les codes-barres restent la solution la plus répandue pour identifier les produits, les colis ou les palettes, grâce à leur simplicité et leur faible coût. La RFID va plus loin en permettant une lecture sans contact et simultanée de plusieurs étiquettes, ce qui accélère considérablement les inventaires, les contrôles de chargement et les opérations de cross-docking. On peut comparer la RFID à un « GPS de proximité » pour les marchandises, offrant une vision instantanée de ce qui entre, sort ou se déplace dans vos installations.
En combinant ces technologies avec un WMS ou un TMS, vous obtenez une traçabilité de bout en bout, indispensable pour des secteurs réglementés comme la pharmacie, l’agroalimentaire ou les vins et spiritueux. En cas de litige ou de rappel produit, vous pouvez identifier rapidement les lots concernés et reconstituer leur parcours. Cette transparence renforce non seulement la qualité de service, mais aussi la conformité réglementaire et la confiance de vos clients. À terme, la généralisation de la RFID et des capteurs IoT ouvrira la voie à une logistique prédictive, où les anomalies seront détectées avant même qu’elles ne perturbent les flux.
L’infrastructure logistique et les réseaux de distribution multicanaux
Au-delà des systèmes d’information, la performance logistique repose sur une infrastructure physique adaptée : entrepôts, hubs, plateformes de transit et points de collecte. Avec le développement du commerce omnicanal, les réseaux de distribution deviennent de plus en plus complexes, combinant magasins physiques, e-commerce, marketplaces et livraison à domicile. La capacité à concevoir un réseau logistique agile, capable de servir ces différents canaux sans explosion des coûts, est devenue un enjeu majeur pour les enseignes de distribution.
Les plateformes cross-docking et leur rôle dans la distribution
Le cross-docking consiste à faire transiter les marchandises par une plateforme sans les stocker, ou pour une durée très courte. Les produits arrivent sur des quais de réception, sont triés, reconditionnés si nécessaire, puis chargés directement sur des véhicules de livraison à destination des magasins ou des clients. Cette approche réduit fortement les besoins en surface de stockage et limite le capital immobilisé, tout en accélérant le flux des marchandises. Elle est particulièrement adaptée aux produits à forte rotation ou aux campagnes promotionnelles nécessitant une mise en rayon rapide.
Pour qu’un schéma de cross-docking fonctionne, la synchronisation entre transport amont et transport aval doit être quasi parfaite. Un retard sur une livraison fournisseur peut rapidement désorganiser l’ensemble de la plateforme. C’est pourquoi les entreprises qui adoptent ce modèle s’appuient généralement sur des systèmes d’ordonnancement avancés et un suivi temps réel des camions. Si vous cherchez à réduire votre temps de cycle et à améliorer votre taux de service, le cross-docking peut devenir un levier puissant, à condition de disposer de prévisions fiables et de relations étroites avec vos partenaires transport et vos fournisseurs.
Le modèle hub-and-spoke pour l’optimisation des tournées
Le modèle hub-and-spoke, largement utilisé dans le transport de marchandises et de passagers, repose sur un hub central (ou plusieurs hubs régionaux) relié à un ensemble de points secondaires, appelés « spokes ». Au lieu d’organiser des liaisons directes entre chaque point, les flux convergent vers le hub où ils sont triés et regroupés, puis redistribués vers leur destination finale. Ce modèle permet de mutualiser les volumes, d’augmenter le taux de remplissage des véhicules et de réduire les coûts de transport au kilomètre.
Dans le commerce, ce schéma est souvent utilisé pour alimenter des réseaux de magasins à partir d’un centre de distribution régional. Il offre un bon compromis entre coûts et délais, surtout lorsqu’il est combiné à des outils d’optimisation de tournées. Toutefois, il peut rallonger le parcours physique de certains colis par rapport à une livraison directe. La clé consiste donc à ajuster la maille de votre réseau (nombre de hubs, taille des zones desservies, fréquence des navettes) en fonction de votre promesse client. Là encore, une modélisation fine de vos flux et de vos volumes vous aidera à trouver le meilleur équilibre entre coût logistique et qualité de service.
Les dark stores et micro-fulfilment centers pour le e-commerce
Avec la montée en puissance du e-commerce et du quick commerce, de nouveaux formats logistiques ont émergé : les dark stores et les micro-fulfilment centers. Les dark stores sont des magasins fermés au public, dédiés exclusivement à la préparation de commandes en ligne. Implantés au cœur des zones urbaines, ils permettent de raccourcir la distance entre le stock et le client final, et donc de proposer des livraisons très rapides, parfois en moins d’une heure. Les micro-fulfilment centers, quant à eux, sont de petits entrepôts automatisés, souvent intégrés à l’arrière de magasins existants ou situés en proche périphérie.
Ces nouvelles infrastructures répondent à la demande croissante de livraison express, mais elles posent aussi des défis en termes de coûts et d’organisation. Comment dimensionner ces sites ? Quels assortiments y proposer ? Comment coordonner leurs stocks avec ceux des entrepôts centraux et des magasins ? Une stratégie efficace consiste à réserver ces capacités de proximité aux produits à forte rotation et aux commandes urgentes, tandis que les commandes moins sensibles au délai sont préparées dans des centres plus éloignés mais plus optimisés. En combinant intelligemment ces différents maillons, vous pouvez offrir une expérience client premium tout en gardant le contrôle de vos coûts logistiques.
Le dernier kilomètre comme facteur décisif de l’expérience client
Le « dernier kilomètre » désigne la dernière étape du parcours logistique, celle qui relie le point de distribution au client final. C’est souvent la plus coûteuse et la plus complexe à maîtriser, notamment en milieu urbain où les contraintes de circulation, de stationnement et de densité sont fortes. Pourtant, c’est aussi la phase la plus visible pour le client : une livraison en retard, un créneau non respecté ou un colis endommagé peuvent ruiner une expérience d’achat jusque-là irréprochable. Les entreprises investissent donc massivement dans l’optimisation de ce dernier kilomètre pour en faire un véritable levier de différenciation.
Les stratégies click-and-collect et drive-to-store
Pour réduire les coûts du dernier kilomètre tout en offrant de la flexibilité, de nombreux commerçants ont développé des services de click-and-collect et de drive-to-store. Le principe est simple : le client commande en ligne et vient retirer sa commande en magasin ou en point de retrait, parfois en quelques heures seulement. Cette approche permet d’augmenter le trafic en point de vente, de générer des ventes additionnelles et de mutualiser les flux avec les livraisons magasin existantes. Elle répond aussi aux attentes des clients qui souhaitent éviter les frais de livraison ou qui préfèrent maîtriser eux-mêmes le moment du retrait.
La mise en place de ces services nécessite toutefois une logistique rigoureuse : préparation dédiée des commandes web, zones de stockage spécifiques, processus de remise rapides et sécurisés. Vous devez également synchroniser en temps réel les stocks magasin et en ligne pour éviter les ruptures et les annulations. Lorsqu’elle est bien maîtrisée, cette stratégie omnicanale transforme le magasin en véritable mini-plateforme logistique, au service de l’expérience client. Elle illustre parfaitement comment la logistique et le commerce se rejoignent pour créer de la valeur.
La livraison express avec chronopost, DHL express et stuart
Pour les livraisons à domicile ou au bureau, les services express proposés par des acteurs comme Chronopost, DHL Express ou Stuart jouent un rôle clé. Ces transporteurs spécialisés offrent des délais garantis, souvent en J+1, voire en quelques heures pour les courses urbaines. En s’appuyant sur leurs réseaux d’agences, leurs hubs aériens et leurs flottes urbaines, ils permettent aux commerçants de proposer des options de livraison premium sans avoir à constituer eux-mêmes un réseau de transport dédié. Le choix du bon partenaire, en fonction de vos volumes, de vos destinations et de votre positionnement prix, devient donc une décision stratégique.
Pour maximiser la valeur de ces services express, il est essentiel d’intégrer les systèmes des transporteurs à votre système d’information : génération automatique des étiquettes, remontée des statuts de livraison, notification des clients. Vous pouvez ainsi offrir un suivi en temps réel et des créneaux de livraison plus précis, éléments déterminants de l’expérience client. Bien sûr, la livraison express a un coût ; à vous de décider si vous l’intégrez dans votre politique tarifaire, si vous la proposez en option payante ou si vous l’utilisez comme levier promotionnel sur certaines périodes ou pour certains segments de clientèle.
Les casiers automatiques pickup et consignes intelligentes
Les casiers automatiques, comme ceux du réseau Pickup ou d’autres opérateurs de consignes intelligentes, constituent une alternative intéressante à la livraison à domicile. Installés dans des lieux fréquentés (gares, centres commerciaux, supermarchés), ils permettent aux clients de récupérer leurs colis à l’heure qui leur convient, sans contrainte de présence. Pour les commerçants et les transporteurs, ils réduisent le nombre de livraisons infructueuses, les seconds passages et les coûts associés. On peut les comparer à des « boîtes aux lettres XXL » partagées, qui fluidifient le dernier kilomètre.
L’intégration de ces solutions dans votre offre de livraison élargit le choix donné au client et augmente vos chances de répondre à ses contraintes de temps. En outre, les consignes intelligentes offrent des fonctionnalités avancées, comme la gestion des retours ou le paiement sur place, qui enrichissent encore l’expérience. Dans une stratégie omnicanale, combiner livraison à domicile, click-and-collect et casiers automatiques vous permet de couvrir un maximum de cas d’usage et de profils clients, tout en gardant la main sur vos coûts logistiques.
L’optimisation des tournées par algorithmes de routage dynamique
Pour rendre le dernier kilomètre économiquement soutenable, l’optimisation des tournées de livraison est indispensable. Les algorithmes de routage dynamique prennent en compte de nombreux paramètres : adresses des clients, fenêtres horaires, capacité des véhicules, trafic en temps réel, contraintes environnementales. Ils génèrent des tournées qui minimisent les kilomètres parcourus et le temps passé sur la route, tout en respectant les engagements pris auprès des clients. Grâce à ces outils, certaines flottes urbaines parviennent à réduire de 10 à 25% leurs coûts de livraison et leurs émissions de CO₂.
En pratique, ces algorithmes sont intégrés dans des solutions TMS ou des applications mobiles utilisées par les chauffeurs. Les itinéraires peuvent être recalculés en temps réel en cas d’aléa (bouchon, annulation, nouvelle commande urgente). Vous disposez ainsi d’un pilotage fin de vos opérations, comparable à une tour de contrôle aérienne, mais appliquée à vos véhicules de livraison. Dans un contexte où les réglementations urbaines se durcissent (zones à faibles émissions, restrictions de circulation), cette optimisation devient un atout pour concilier performance économique et responsabilité environnementale.
La reverse logistics et la gestion des retours produits
La logistique ne s’arrête pas à la livraison : le flux inverse, ou reverse logistics, est devenu un enjeu majeur, notamment avec l’essor du e-commerce. Les retours produits peuvent représenter jusqu’à 20 à 30% des volumes dans certains secteurs comme le textile ou la chaussure. Mal gérés, ils génèrent des coûts importants, de la complexité et de l’insatisfaction client. Bien structurés, ils deviennent au contraire un levier de fidélisation et une source de valeur, par la remise en stock des produits revendables, le reconditionnement ou le recyclage.
Une gestion efficace des retours commence par des processus simples et clairs pour le client : étiquettes de retour pré-imprimées, dépôt en point relais, reprise à domicile. Côté back-office, il s’agit de trier rapidement les produits retournés, de décider de leur destination (remise en stock, réparation, reconditionnement, destruction) et de mettre à jour les systèmes d’information en temps réel. En automatisant ces étapes et en s’appuyant sur des indicateurs dédiés (taux de retour, délai de traitement, taux de remise en stock), vous pouvez réduire l’impact financier des retours et améliorer votre compréhension des causes de mécontentement (taille, qualité, description produit). À terme, la reverse logistics s’inscrit aussi dans une démarche de développement durable, en facilitant la réutilisation et le recyclage des produits.
Les KPI logistiques et le pilotage de la performance opérationnelle
Pour transformer la logistique en véritable avantage concurrentiel, il ne suffit pas de mettre en place des outils et des infrastructures ; il faut aussi mesurer, piloter et améliorer en continu la performance. Les KPI logistiques (indicateurs clés de performance) jouent ici un rôle central. Ils permettent de suivre la qualité de service, les coûts, la productivité et l’utilisation des ressources, et de prendre des décisions factuelles. Bien choisis et partagés avec les équipes, ces indicateurs deviennent un langage commun entre la logistique, le commerce, la finance et la direction générale.
Le taux de service et le OTIF (On-Time In-Full)
Le taux de service mesure la capacité de l’entreprise à livrer les produits demandés, dans les quantités souhaitées et dans les délais promis. Le KPI OTIF (On-Time In-Full) va encore plus loin en combinant ces dimensions : une commande est considérée comme performante seulement si elle est livrée à l’heure (on-time) et complète (in-full). Cet indicateur reflète la qualité perçue par le client et constitue souvent un critère contractuel dans les relations B2B, notamment avec la grande distribution.
Suivre de près votre OTIF vous permet d’identifier les principaux points de défaillance : préparations incomplètes, retards transport, erreurs de stock, problèmes de prévisions. Vous pouvez ensuite mettre en place des plans d’action ciblés, par exemple renforcer les contrôles en sortie d’entrepôt, ajuster les niveaux de sécurité sur certains produits ou revoir vos schémas de livraison. Dans un environnement très concurrentiel, un OTIF élevé est un argument commercial fort, qui rassure vos clients et justifie parfois un positionnement prix légèrement plus élevé.
Le calcul du coût logistique global et du TCO
Pour piloter efficacement la fonction logistique, il est indispensable de disposer d’une vision claire du coût logistique global. Celui-ci inclut non seulement les dépenses directes (transport, entrepôts, emballages, systèmes d’information), mais aussi les coûts indirects liés aux ruptures de stock, aux retours, aux erreurs de préparation ou aux surstocks. Le concept de TCO (Total Cost of Ownership) permet d’aller encore plus loin en intégrant l’ensemble des coûts sur le cycle de vie d’une solution ou d’un schéma logistique : investissement initial, maintenance, consommables, formation, évolution des besoins.
En adoptant cette approche globale, vous évitez les décisions de court terme qui réduisent un poste de coût tout en en augmentant un autre. Par exemple, choisir un transporteur moins cher mais moins fiable peut réduire votre facture de transport, mais dégrader votre taux de service et augmenter les coûts de gestion des litiges. De même, réduire trop fortement les stocks peut générer des économies apparentes, tout en provoquant des ruptures coûteuses en chiffre d’affaires et en image. Une analyse TCO vous aide à arbitrer entre ces paramètres et à construire une logistique qui soutient réellement votre stratégie commerciale.
Les indicateurs de rotation des stocks et du taux de remplissage
Enfin, les indicateurs de rotation des stocks et de taux de remplissage complètent le tableau de bord logistique. La rotation des stocks mesure le nombre de fois où le stock est renouvelé sur une période donnée ; une rotation élevée signifie généralement une bonne adéquation entre les niveaux de stock et la demande, tandis qu’une rotation trop faible peut révéler des surstocks ou des produits obsolètes. En suivant cet indicateur par famille de produits, vous identifiez les références dormantes, les fins de vie mal gérées ou les erreurs de prévisions, et vous pouvez ajuster vos politiques d’achat et de promotion.
Le taux de remplissage, quant à lui, s’applique aux véhicules et aux espaces de stockage. Un camion ou un conteneur mal rempli entraîne un surcoût par unité transportée et un impact environnemental plus élevé. De même, un entrepôt sous-utilisé représente un coût fixe mal amorti. En suivant ces taux et en les corrélant à vos volumes d’activité, vous pouvez optimiser la taille de vos flottes, ajuster vos surfaces logistiques et améliorer vos schémas de groupage. En définitive, ces KPI vous aident à transformer la logistique, souvent perçue comme un centre de coûts, en un véritable moteur de performance et de compétitivité commerciale.